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VERDI

 (né le 10 octobre 1813, mort le 27 janvier 1901)


Références

- Cette page est extraite du site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Verdi 

- Pour mettre en parallèle la vie de Verdi et les événements historiques de son époque, voir :

http://archives.arte-tv.com/musique/verdi/ftext/biographie/biographie.htm 

Autres sites :

- http://www.ac-nice.fr/italien/italpromo/musique/musique.htm 

- http://membres.lycos.fr/andros/b/verdi.htm (site explicatif des oeuvres de Verdi)

Liste des Oeuvres de Verdi

I Lombardi (les lombards) à notre programme

Nabucco (chœur des esclaves)

Le chœur des bohémiennes (le trouvère)


Giuseppe Fortunino Francesco Verdi est un compositeur d’opéra italien né le 10 octobre 1813, mort le 27 janvier 1901. Son œuvre, très populaire de son vivant, connaît toujours un très grand succès aujourd’hui.

Né dans un village appelé Le Roncole, dans le département du Taro, alors sous domination napoléonienne, il déménagea en 1824 à Busseto, où il entreprit ses études musicales avec Ferdinando Provesi. Il composa une symphonie à partir de l'ouverture pour Il barbiere di Siviglia de Gioacchino Rossini, et déménagea alors à Milan, où il ne fut pas accepté au conservatoire; il prit donc des leçons privées avec Vincenzo Lavigna, auteur d'opéras et répétiteur à la Scala de Milan.

Son premier opéra fut Oberto, Conte di San Bonifacio (Milan, 17 novembre 1839), suivi de Un giorno di regno (son seul essai à la comédie jusqu’à Falstaff, à la fin de sa carrière). Mais son premier grand succès date de 1842, avec Nabucco, représenté à La Scala, avec Giuseppina Strepponi, soprano, dans le rôle de Abigaille. La chanteuse devint sa maîtresse et, longtemps après la mort de sa première femme, Verdi l’épousa.

Après le succès de I Lombardi alla prima crociata (Milan, 11 février 1843), également accentué par certains aspects de la situation politique (voir ci-dessous), Ernani fut un triomphe au théâtre de La Fenice à Venise.

L’année suivante, Giovanna d'Arco et La Forza del Destino renforcèrent sa célébrité, mais Verdi ne trouva pas le rendu de ses textes par le théâtre de la Scala à la hauteur, et refusa toute interprétation de ses œuvres à Milan; Atilla, Alzira et Macbeth furent inaugurés dans d’autres villes italiennes. I Masnadieri fut créé à Londres.

Pendant que Milan était perdue et reconquise par les autrichiens, Verdi écrivit Il Corsaro, La Battaglia di Legnano, et Luisa Miller, et entama un Manon Lescaut qu'il ne termina jamais. Après la polémique autour de son Stiffelio, en 1851, Rigoletto fut un triomphe à La Fenice de Venise.

En 1853, il eut un autre grand succès avec Il Trovatore au Teatro Apollo de Rome, mais un triste fiasco pour les premières soirées de La Traviata créée à Venise.

D’autres opéras célèbres suivirent : Les vêpres siciliennes (Paris), Aroldo (une révision de Stiffelio), Simon Boccanegra et Un ballo in maschera (qui fut censuré). Il assista alors activement à l’Unification italienne (il écrivit un Inno delle Nazioni qui inclut Fratelli d'Italia, la Marseillaise et God Save the King en 1862 et il fut élu député) et fit des révisions mineures à ses précédents travaux jusqu’à 1866, quand Don Carlos fut joué pour la première fois à Paris.

C’est en 1872 qu’Aïda fut joué à La Scala avec un grand succès. Il fut composé pour le khédive égyptien à l’occasion de l’inauguration d’un nouvel opéra au Caire, et non pas pour l’inauguration du Canal de Suez, comme souvent mentionné.

L'œuvre de Verdi est souvent empreinte de nationalisme italien (par ex. le chœur des esclaves hébreux dans Nabucco, également connu sous le nom de Va Pensiero, qui est régulièrement proposé comme un possible hymne national Italien - sans référence au racisme).

Plus curieusement, quelqu’un découvrit que son nom, Verdi, est l’acronyme de Vittorio Emanuele Re DItalia (Victor Emmanuel Roi d’Italie), quand Milan (toujours sous l’occupation Autrichienne) commençait à soutenir les efforts de Victor Emmanuel pour la réunification italienne. Des partisans clandestins commencèrent alors à comploter pour que ce roi de Sardaigne conquière Milan et, à cause de la censure autrichienne sévère, cette campagne fut conventionnellement appelée « Viva VERDI » (« longue vie V.E.R.D.I. »). Le compositeur était au courant de cette utilisation de son nom et est supposé avoir consenti. D’autres références à des événements politiques sont présents dans I Lombardi.

l mourut subitement en 1901 à Milan, après l’achèvement de sa Casa di Riposo, une villa pour artistes dans le besoin. Ses funérailles furent immenses, et 250.000 personnes étaient présentes pour rendre un dernier hommage à l’une des plus importantes figures de la musique italienne.

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ŒUVRES

- Oberto, Conte di San Bonifacio (17 novembre 1839, Scala, Milan). 

- Un giorno di regno (5 septembre 1840, Scala, Milan). 

- Nabucco ou «Nabucodonosor» (9 mars 1842, Scala, Milan). (Au programme de Arpège)

- I Lombardi alla prima crociata (11 février 1843, Scala, Milan).  (au programme de Arpège)

- Ernani (9 mars 1844, La Fenice, Venise). 

- I due Foscari (3 novembre 1844, Argentina, Rome). 

- Giovanna d'Arco (15 février 1845, Scala, Milan). 

- Alzira (22 août 1845, San Carlo, Naples). 

- Attila (17 mars 1846, La Fenice, Venise). 

- Macbeth (14 mars 1847, Pergola, Florence). 

- I Masnadieri (22 juillet 1847, Queen's Theater, Londres). 

- Jérusalem. Reprise de «I Lombardi» (26 novembre 1847 Opéra, Paris). 

- Il Corsaro (25 octobre 1848, Teatro Grande, Trieste). 

- La Battaglia di Legnano (27 janvier 1849, Argentina, Rome). 

- Luisa Miller (8 décembre 1849, San Carlo, Naples). 

- Stiffelio 16 novembre 1850, Teatro Grande, Trieste). 

- Rigoletto (11 mars 1851, La Fenice, Venise). 

- Il Trovatore (19 janvier 1853, Argentina, Rome) (le chœur des bohémiennes, au programme d'Arpège)

- La Traviata (6 mars 1853, La Fenice, Venise). 

- Les vêpres siciliennes (13 juin 1855, Opéra, Paris). 

- Giovanna de Guzman ou «I vespri siciliani». Reprise des Vêpres siciliennes (1856, Scala, Milan). 

- Simon Boccanegra (12 mars 1857, La Fenice, Venise). 

- Aroldo. Reprise de «Stiffelio» (16 août 1857, Teatro Nuovo, Rimini). 

- Un ballo in maschera (17 février 1859, Argentina, Rome). 

- La Forza del Destino (10 novembre 1862, Théâtre impérial, Saint-Petersbourg). 

- Macbeth. Reprise (21 avril 1865, Théâtre lyrique, Paris). 

- Don Carlos (11 mars 1867, Opéra, Paris). 

- Aïda (24 décembre 1871, Théâtre italien, Le Caire). 

- Don Carlo. Première reprise de «Don Carlos» (1872, San Carlo, Naples). 

- Simon Boccanegra. Reprise (). 

- La force du destin. Reprise de «La Forza del Destino» (14 mars 1883, Anvers) 

- Don Carlo. Deuxième reprise de «Don Carlos» (10 janvier 1884, Scala, Milan) 

- Otello (5 février 1887, Scala, Milan). 

- Falstaff (9 février 1893, Scala, Milan). 

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ŒUVRES SACRÉES

- Requiem (22 mai 1874, Scala, Milan) 

- «Volgarizzati» da Dante (18 avril 1880, Milan) 

- Pater noster (1873) 

- Ave Maria (1880) 

- Quattro Pezzi sacri (7 avril 1898, Paris) 

- Ave Maria 

- Stabat Mater 

- Laudi alla Vergine Maria 

- Te Deum 

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Œuvres instrumentales

- Suona la tromba (1848) (Giuseppe Mameli) 

- Inno delle Nazioni (1862) 

- Quatuor pour cordes en mi mineur (1873) 

CHANSONS

- Sei Romanze (1838) 

- Non t'accostar all'urna (Jacopo Vittorelli) 

- More, Elisa, lo stanco poeta (Tommaso Bianchi) 

- In solitaria stanza (Vittorelli) 

- Nell' orror di note oscura (Carlo Angiolini) 

- Perduta ho la pace 

- Deh, pietoso, o addolorata 

- L'esule (1839) (Temistocle Solera) 

- La seduzione (1839) (Balestra) 

- Guarda che bianca luna: notturno (1839) 

- Album di Sei Romanze (1845) 

- Il tramonto (Andrea Maffei) 

- La zingara (S. Manfredo Maggioni) 

- Ad una stella (Maffei) 

- Lo Spazzocamino (Maggioni) 

- Il Mistero (Felice Romani) 

- Brindisi (Maffei) 

- Il poveretto (1847) (Maggioni) 

- L'Abandonée (1849) (Escudier?) 

- Stornello (1869) (annon.) 

- Pietà Signor (1894) (Verdi et Boito)

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I Lombardi alla Prima Crociata

Opéra en 4 actes
Livret de Temistocle Solera d'après un poème épique en 15 chants de Tommasa Grossi
Créé le 11 février 1843 au Teatro alla Scala - Milan

Nous en chantons un extrait : "les lombards"

 

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Acte1
La vengeance

A Milan, sur la place de la Cathédrale Saint-Ambroise

Une musique joyeuse se fait entendre à l'intérieur de l'édifice sacré. Ainsi que nous l'apprenons, grâce aux propos échangés par la foule, on donne un service d'action de grâces pour fêter la réconciliation d'Arvino et de Pagano, tous deux fils du seigneur Folco et, naguère prétendants à la main de la belle Viclinda ; C'est Arvino qui l'a emporté. Soupirant éconduit, Pagano a tenté d'assassiner son frère, ce qui lui a valu plusieurs années d'exil. Apparemment revenu à de meilleurs sentiments, il a été autorisé à rentrer au pays. Mais tandis qu'il embrasse son rival, les assistants et Arvino lui-même s'interrogent sur la sincérité de son repentir. Seules Viclinda, femme d'Arvino et Giselda, fille de ce dernier, manifestent un enthousiasme sans mélanges. Arrivée d'un prieur avec des nouvelles de la croisade prêchée par Pierre l'Ermite pour la délivrance de Jérusalem. Arvino a été proclamé chef des Croisés lombards. Pagano ne tarde pas à nous éclairer sue ses véritables sentiments. Tandis qu'un choeur de religieuses demande au Seigneur d'inspirer la paix aux hommes, il se moque de l'inutilité d'une telle prière et ironise sur son prétendu repentir après toutes les souffrances qu'i a endurées. Il confie à Pirro, écuyer de son frère, sa ferme intention de s'approprier Viclinda. Tout prêt à l'aider ; Pirro se fait fort d'utiliser, le moment venu, une bande d'assassins en puissance qui se tient à sa disposition. C'est là qu'intervient le choeur des sicaires, personnages intrépides, du moins s'en vantent-ils, mais sans foi ni loi et toujours prêts pour quelque basse besogne.

Une galerie du Palais de Folco conduisant aux appartements principaux

Sérieusement ébranlée, la belle confiance de Viclinda et Giselda, quant à l'état d'esprit de Pagano, a fait place au doute et à la peur. Alarmé par des fruits de pas qu'il entend autour de lui, Arvino confie aux deux femmes le soin de veiller sur Folco, lequel doit justement passer la nuit chez son fils. Arvino sort pour essayer de déterminer ce qui se passe ; Viclinda et Giselda implorent la Vierge et quittent le plateau. Surgissent Pirro et Pagano. Certain que son frère s'est déjà retiré pour la nuit. Pagano pénètre chez lui, le poignard à la main et la rage criminelle au coeur. Pendant ce temps, Pirro constate avec stupéfaction que ses hommes ont mis le feu au palais. Il dégaine son épée et se précipite pour voir comment les choses évoluent. Entraînant une Viclinda qui résiste désespérément, Pagano revient et se rit des appels à l'aide de sa victime : "Il n'y a personne pour écouter". Mais voici Arvino criant : "Moi, je t'écoute !". Pagano considère, d'un air hagard, sa lame dégoulinante de sang. Arvino lui apprend qu'il vient d'assassiner son père. Pendant ce temps là, la foule s'est rassemblée. Des voix s'élèvent qui condamne le parricide à un nouvel exil. Le rideau tombe sur cette scène d'horreur et de désolation.

Acte 2

L'homme de la caverne

Une salle du Palais d'Acciano à Antioche

Les ambassadeurs informent leur maître de l'arrivée imminente des Croisés lesquels, précisent-ils, se conduisent en envahisseurs et sème la ruine sur leur passage. Mais Allah punira ces perfides et, brûlant d'une même ardeur, son peuple les détruira. Tout le monde se retire. Arrivent Sofia, femme d'Acciano, secrètement convertie au christianisme et son fils Oronte. Celui-ci évoque son amour pour Giselda, la jeune chrétienne prisonnière dans le harem du tyran. Sofia approuve cette passion car elle voit là le chemin qui mènera son fils vers la religion du Christ. Aussi exprime-t-elle sa joie lorsque Oronte lui confie qu'il a été bien des fois tenté de se convertir. Car, ajoute-t-il, il ne peut y avoir de vrai Dieu que celui que cet "ange adore".

Dans le désert, une montagne dans laquelle s'ouvre une caverne

L'Ermite qui vit en ce lieu tend l'oreille, cherchant à déceler des bruits de combat. Il a hâte d'entendre retentir le "Dieu le veut" des Croisés arrivant pour reprendre les Lieux Saints aux infidèles. Voyant approcher un musulman, l'Ermite veut disparaître au plus vite dans sa caverne mais le nouveau venu le supplie, lui dont les vertus sont connues de par le vaste monde, de lui dire quel pardon il peut espérer ici-bas. Dévoilant sa qualité de Lombard, Pirro, car c'est de lui qu'il s'agit, confesse ses crimes ; il a prêté la main à un parricide, renié sa foi par couardise et offert ses services aux infidèles. Au point que les murs d'Antioche sont confiés à sa garde. Tandis qu'au loin, mais de plus en plus rapprochées, sonnent les fanfares des Croisés, l'Ermite fait entrer Pirro dans sa caverne et lui déclare que pour le rachat de ses péchés il devra livrer la ville à ses compatriotes. Pirro jure d'ouvrir, cette nuit même, un accès dans les murailles impies. Profondément bouleversé parce que les Croisés qui arrivent appartiennent au contingent lombard, l'Ermite laisse Pirro dans sa caverne et sort, avec son casque et son épée. Pendant ce temps, l'armée des Croisés, précédée par Arvino, se déploie sur la montagne. L'Ermite boucle la courroie de son arme et abaisse sa visière. Apprenant qu'il est bien celui que l'on nomme "l'homme de la caverne", Arvino lui demande de prier pour le succès de leur cause. "Sais-tu l'homme que tu invoques ?" interroge l'Ermite. "Oui" répond Arvino car "tous parlent de toi, on raconte partout dans ce pays que Dieu se manifeste à ta foi." Arvino ajoute que sa fille a été enlevée par les musulmans et qu'il a tenté, en vain, de la délivrer. L'Ermite lui donne l'assurance qu'il la reverra. Aux soldats lombards, il annonce que cette nuit même ils pourront dresser leurs tentes à l'intérieur d'Antioche, à la seule condition de le suivre avec confiance. Anticipant sur la victoire, tous ceux présents attaquent un hymne de réjouissances.

Le harem d'Acciano

Un chœur de femmes évoque la bonne fortune de Giselda, la "belle étrangère", qui règne sur le cœur d'Oronte. Pourquoi a-t-elle quitté la maison de ses pères ? L'insensée assistera bientôt au massacre de sa famille et de ses compatriotes. Cessant brusquement chants et danses, les femmes se retirent et Giselda se met à prier. Tandis qu'elle implore sa mère au ciel, des cris de terreur se font entendre. Pourchassés par les Croisés, des soldats turcs traversent la scène. Surgissant à son tour, Sofia apprend à Giselda qu'un traître a guidé l'ennemi dans la place et que son époux et son fils ont été massacrés. "Tiens, voici le furieux qui les a tués !" s'écrie-t-elle en voyant apparaître Arvino suivi de l'Ermite et des Croisés. Arvino veut embrasser sa fille. Celle-ci le repousse avec horreur car elle aimait Oronte. Au bord de la démence, elle déclare que Dieu n'a jamais voulu un tel carnage. "Non, Dieu ne le veut pas !" hurle Giselda sui, nouvelle Cassandre, prophétise sur les malheurs futurs des peuples d'Europe. Rendu furieux par ce qu'il considère comme un sacrilège, Arvino veut tuer sa fille. Mais l'Ermite et les autres personnages le retiennent ; la pauvre n'a-t-elle pas perdu la raison ?

Acte 3

La conversion

Dans la vallée de Josaphat, entre Jérusalem et le Mont des Oliviers

Croisés et pèlerins chantent les beautés de la cité promise et rappellent les fléaux qui se sont abattus sur les Lieux Saints. En s'éloignant, ils prédisent, en outre, la venue prochaine des invincibles guerriers libérateurs. Entre Giselda, seule. Ayant fuit le camp paternel dont l'atmosphère l'oppressait, elle erre maintenant dans le désert et se lament sur ses pensées qui ne sont qu'amour. A sa grande stupéfaction, Oronte qu'elle croyait mort se présente sous le costume lombard. Il la prend dans ses bras et lui raconte que le fer d'Alvino n'a fait que l'étourdir. Animé par le seul désir de la revoir avant de mourir, il a tout abandonné pour la retrouver, Giselda lui avoue son amour et se déclare prête à partager sa destinée, quels que soient les dangers qui le menacent. Elle dit adieu aux tentes lombardes tandis qu'Oronte mais l'accent sur ce que l'un et l'autre abandonne pour satisfaire à leur mutuelle passion. Des cris de guerre retentissent au loin. Les deux amoureux s'enfuient.

Dans la tente d'Arvino

Arvino donne libre cours à sa fureur et maudit sa fille sacrilège. Des chevaliers viennent l'informer de la présence de son frère Pagano dans le camp des Croisés. Chacun se demande ce que l'infâme assassin vient y faire. Mais n'est ce pas là un signe du ciel et le temps de la vengeance n'est-il pas venu ? Emporté par la colère, Arvino se met lui-même à la recherche du parricide pour le transpercer de son épée.

Une grotte, dans le fond les rives du Jourdain

Giselda soutient Oronte blessé et l'aide à s'étendre sur une pierre. Oronte sent que sa fin est proche mais Giselda s'accroche à l'espoir insensé que les soins qu'elle lui donnera le ramèneront à la santé. Hors d'elle-même, elle invective le Dieu de son peuple et lui reproche de lui avoir ravi sa mère, de lui réserver des jours funestes et, maintenant, de lui enlever son amour, son seul réconfort. Arrive l'Ermite. "Qui accuse Dieu ?".interroge-t-il. Cet amour est un crime, ajoute-t-il, mais il peut mener à une vie nouvelle si Oronte accepte de se convertir. Oronte y consent effectivement avec enthousiasme et l'Ermite va puiser de l'eau du Jourdain. Tous les trois se réjouissent mais, sentant ses dernières forces décliner, Oronte dit à Giselda qu'il l'attendra au ciel et meurt. Pendant que le rideau tombe l'Ermite prononce des paroles d'espérance et assure à la jeune femme qu'un jour, parmi les anges, son amour trouvera sa récompense.

Acte 4

Le Saint Sépulcre

Une grotte

Giselda endormie rêve que des esprits célestes lui ordonnent d'être joyeuse parce qu'une âme est montée au Ciel. "Viens. Qu'il te soit donné de partager ces délices." Se levant, toujours endormie, elle voit Oronte et s'étonne qu'il ne lui parle pas, Oronte lui dit alors que le seigneur a entendu sa prière 'Va, dit aux tiens de garder l'espoir car le courant de Siloé leur apportera ses eaux bienfaisantes." La vision disparaît. Giselda se réveille et s'interroge sur la signification de rêve ' Ce n'est pas seulement un rêve," décide-t-elle, mais l'annonce de la victoire future des Croisés.

Le camp lombard près du tombeau de Rachel

Déprimés, épuisés, Croisés et pèlerins reprochent au Ciel de les avoir arrachés aux plaines verdoyantes de Lombardie pour les amener dans ce désert aride. Des cris retentissent au dehors; on a découvert un point d'eau. Pour Giselda qui vient d'enter, il est certain que le Seigneur a écouté la prière des affligés. Tous se désaltèrent à la source bienfaisante. Maintenant Arvino est sûr que, ayant étanché leur soif, les hommes ne seront pas les derniers à escalader les murs de Jérusalem. Ils pourront ainsi surprendre les musulmans. Le choeur chante la guerre et la victoire prochaine.

Dans la tente d'Arvino

Bruits de bataille au dehors. Arrive l'Ermite, mortellement blessé, soutenu par Giselda et Arvino. Ce dernier l'installe aussi confortablement que possible. Giselda remarque son état désespère. Dans son délire, l'Ermite interroge : "Qui êtes-vous ?" Arvino lui rappelle son nom et c'est alors que, graduellement, l'Ermite révèle qu'il est Pagano le parricide, celui qui, par deux fois, a voulu assassiner son frère. Que celui-ci ne le maudisse pas, implore-t-il. Mais au contraire, Arvino pardonne du fond du coeur. Maintenant Pagano souhaite contempler une dernière fois la ville sainte. Des rideaux s'écartent, révélant une Jérusalem baignée par le soleil du matin avec les bannières de Croisés sur les remparts. "Part heureux", dit Giselda "Tu verras, au sein du Seigneur, mon époux bien aimé et ma mère." Tandis que Pagano mourrant murmure une dernière prière au Dieu miséricordieux, un chant d'action de grâces, entonné par les Croisés victorieux, s'élève au Ciel.

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NABUCCO

Nous chantons le chœur des esclaves

La traduction du texte italien que nous chantons : clic ici

Nabucco (nom complet : Nabuchodonosor) est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi sur un livret de Temistocle Solera, créé le 9 mars 1842 à la Scala de Milan. Il parle de l'épisode biblique de l'esclavage des juifs à Babylone.

Personnages

  • Nabucco, roi de Babylone (Baryton)
  • Abigaille, esclave, présumée fille de Nabucco (Soprano)
  • Ismaël, neveu du roi des Hébreux (Ténor)
  • Zaccaria, Grand prêtre de Jérusalem (Basse)
  • le Grand prêtre de Babylone (Basse)
  • Abdallo, vieil officier au service de Nabucco (Ténor)
  • Anna, sœur de Zaccharie (Soprano)
  • Fenena, fille de Nabucco (Soprano)

Synopsis

Première partie : Jérusalem A l'intérieur du temple de Salomon Remplis d'angoisse et de terreur, les Hébreux supplient Jéhovah de leur venir en aide face aux troupes babyloniennes. Le grand prêtre Zaccaria a pris en otage Fenena, la fille de Nabucco, roi de Babylone. Zaccaria exhorte son peuple à espérer en l'aide divine : Fenena pourrait constituer un gage de paix entre les Hébreux et les Babyloniens. Ismael, neveu du roi des Hébreux, annonce que l'avance de Nabucco et de ses soldats ne connaît désormais plus de frein. Zaccaria incite les Hébreux à repousser l'ennemi et , après avoir confié Fenena a Ismael, il s'éloigne avec tous les Hébreux pour défendre le ville et le temple. Ismael et Fenena, secrètement amoureux l'un de l'autre, sont restés seuls. Ismael rappelle comment Fenena l'avait fait évader de prison à Babylone, lorsqu'il s'y était rendu comme ambassadeur. Maintenant c'est Ismael qui est résolu à libérer à son tour Fenena et à fuir avec elle. Mais Nabucco ayant osé pénétrer dans le temple, Zaccaria menace de tuer Fenena. Alors que le grand prêtre est sur le point de porter à Fenena un coup mortel, Ismael s'interpose, retenant la main de Zaccaria et délivrant Fenena. Nabucco donne alors l'ordre de piller le temple et d'emprisonner les Hébreux. Zaccaria et les Hébreux maudissent Ismael qui, en délivrant Fenena, a trahi la patrie.

Deuxième partie : L'impie Appartements du palais royal de Babylone

Salle du palais royal


Troisième partie : La prophétie Les jardins suspendus de Babylone

Les rives de l'Euphrate


Quatrième partie : L'idole brisée Appartements du palais royal de Babylone

Les jardins suspendus de Babylone

La traduction du Nabucco

(Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Va,_pensiero)

Le texte italien
Va, pensiero, sull'ali dorate;
Va, ti posa sui clivi, sui colli,
Ove olezzano tepide e molli
L'aure dolci del suolo natal!

Del Giordano le rive saluta,
Di Sionne le torri atterrate...
Oh mia patria si bella e perduta!
O membranza sì cara e fatal!

Arpa d'or dei fatidici vati,
Perché muta dal salice pendi?
Le memorie nel petto raccendi,
Ci favella del tempo che fu!

O simile di Solima ai fati
Traggi un suono di crudo lamento,
O t'ispiri il Signore un concento
Che ne infonda al patire virtù!

et sa traduction littérale
Va, pensée, sur tes ailes dorées ;
Va, pose-toi sur les pentes, sur les collines,
Où embaument, tièdes et tendres,
Les douces brises du sol natal !

Salue les rives du Jourdain,
Les tours abattues de Sion ...
Oh ma patrie si belle et perdue !
Ô souvenir si cher et fatal !

Harpe d'or des prophètes fatidiques,
Pourquoi, muette, pends-tu au saule ?
Rallume les souvenirs dans le cœur,
Parle-nous du temps passé !

O semblable au destin de Solime
Tire le son d'une cruelle lamentation
O que le Seigneur t'inspire une harmonie
Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !

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Il Trovatore 

Le Trouvère dans sa version française, est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi, sur un livret de Salvatore Cammarano, d'après le drame espagnol d'Antonio Garcia Gutièrrez.

Il fut créé au Teatro Apollo, à Rome, le 19 janvier 1853. Il fut représenté à Paris, dans sa version italienne, le 23 décembre 1854, au Théâtre-Italien, puis, en 1857 à l'Opéra de Paris dans sa version francisée (livret d'E. Pacini).

Le Trouvère a été pendant de nombreuses années un opéra de réputation mondiale, et peut-être le plus populaire du répertoire dans tous les pays.

Les personnages

  • Manrico (le Trouvère) : chef de troupe, fils présumé d'Azucena (Ténor dramatique ou lyrique)
  • Le comte de Luna : noble du royaume d'Aragon (Baryton)
  • Ferrando : capitaine de la garde (Basse)
  • Leonora : dame d'honneur de la princesse d'Aragon (Soprano lyrique ou dramatique)
  • Iñez : confidente de Leonora (Soprano)
  • Azucena : gitane (Mezzo-soprano)

Le synopsis

Prologue

Avant le lever du rideau, Ferrando, capitaine de la garde, narre au spectateur le contexte dans lequel l'opéra va se dérouler : le père du comte de Luna a eu deux fils d'un âge proche. Une nuit, on découvrit une gitane près du berceau du plus jeune des deux frères. On la chassa, mais l'enfant tomba malade peu après et on pensa qu'elle lui avait jeté un sort. Elle fut retrouvée et condamnée au bûcher.
La fille de la gitane, Azucena, décidée à venger sa mère, s'introduisit dans la château et s'empara du jeune enfant dans l'intention de le jeter lui aussi au bûcher. Mais elle fut prise d'un accès de folie et jeta au bûcher son propre enfant à la place de l'héritier. Elle éleva alors l'enfant de Luna comme son propre fils. Il prit le nom de Manrico.
Au début de l'opéra, Manrico est devenu adulte et trouvère, et Azucena est toujours décidée à exercer sa vengeance contre les de Luna à travers Manrico.

Acte I (« Le duel »)

Le palais d'Aliaferia. Le comte de Luna, amoureux éconduit de la duchesse Leonora, ordonne à ses hommes de saisir un troubadour qui chante sous les fenêtres de sa bien-aimée.
Dans les jardins du palais, Leonora confie à Iñez son amour pour un vaillant chevalier vainqueur d'un tournoi. Elle sait que celui-ci partage son amour, car elle a entendu son trouvère chanter une sérénade sous ses fenêtres.
Alerté par le chant du Trouvère qu'il entend au loin, le comte de Luna sort du palais pour livrer duel avec lui. Leonora l'entend aussi, et se précipite au dehors. Elle tombe sur les deux hommes qui déjà ont commencé à croiser le fer. Leonora s'évanouit.

Acte II (« La gitane »)

Dans le camp des gitans, Azucena et Manrico sont assis autour du feu. Elle raconte avec passion ses souvenirs et ses haines, et comment sa mère a été tuée. « Venge-moi » dit-elle à Manrico, qui se demande s'il est bien son fils. Elle le rassure et lui jure son amour de mère. Elle rappelle à son fils comment, engagé dans une bataille contre les troupes d'Aragon, il a épargné la vie du comte de Luna, qu'il tenait pourtant entre ses mains. Il lui répond avoir entendu une voix venue du ciel, le suppliant d'épargner la vie du comte.
Un messager vient annoncer à Manrico que Leonora, le croyant mort, s'est cloîtrée dans un couvent.
Dans le couvent, le comte et ses hommes viennent enlever Leonora avant qu'elle prononce ses vœux. Il lui chante son amour pour elle (Il balen del suo sorriso). Manrico et ses hommes, venus sauver Leonora, apparaissent alors dans le couvent, et s'opposent aux hommes du comte.

Acte III (« Le fils de la gitane »)

Manrico est parvenu à mettre Leonora en lieu sûr dans son camp de Castellor. Le comte de Luna et ses hommes font le siège du camp. Ils capturent une bohémienne qui rodait alentour. C'est Azucena. Ferrando reconnaît la femme qui avait autrefois jeté le deuxième fils de Luna dans le bûcher. Pour se défendre, elle appelle au secours Manrico, en criant qu'il est son fils. Le comte la condamne au bûcher.
Dans la forteresse de Castellor, Manrico et Leonora se préparent à être unis par le mariage. Au moment où leur union va être conclue, un messager arrive et annonce la capture d'Azucena et sa condamnation au bûcher. Manrico réunit ses hommes et se précipite hors de la forteresse.

Acte IV (« Le supplice »)

Manrico échoue dans sa tantative de sauver sa mère. Il est capturé lui aussi, et la mère et le fils sont retenus prisonniers dans le donjon du palais d'Aliaferia. Leonora, revenue au palais, échafaude un plan désespéré pour sauver Manrico. Elle propose au comte de Luna de l'épouser à condition qu'il rende sa liberté à Manrico. Le comte accepte son marché. Mais il ne sait pas que sa bague contient un poison qu'elle est décidée à absorber dès que son amant sera libéré. Ainsi elle échappera à cette union qu'elle refuse.
En se rendant au donjon où sont emprisonnés Manrico et Azucena, Leonora absorbe son poison. Elle penètre dans la cellule et presse Manrico de partir. Mais il comprend que celle-ci a payé sa liberté au prix fort, quand il voit le poison produire ses premiers effets. Le comte arrive et trouve Leonora morte dans les bras de Manrico.
Il ordonne que Manrico soit condamné à mort, et oblige Azucena à assister à l'exécution. Une fois le travail du bourreau achevé, elle avoue au comte que Manrico était son propre frère en s'écriant « Tu es vengée, ô ma mère ! »

Les grands airs

  • Leonora : Tacea la notte placida (La nuit silencieuse et placide)
  • Leonora : Di tale amor che dirsi (Vainement d'un tel amour)
  • Le Trouvère : Deserto sulla terra (Seul sur la terre)
  • Azucena : Stride la vampa (La flamme s'élève)
  • Le comte de Luna : Il balen del suo sorriso (Son sourire à l'éclat du matin)
  • Manrico : Di quella pira (De ce bûcher)
  • Manrico et Azucena : Ai nostri monti (Ah ! Nos montagnes)

Les versions de référence

Version de 1970

  • Chef d'orchestre : Zubin Mehta,
  • Principaux interprètes :
    • Plácido Domingo (Manrico) ;
    • Leontyne Price (Leonora) ;
    • Sherill Milnes (Le comte) ;
    • Florenza Cosotto (Azucena)

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