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Starmania (Monopolis) |
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Starmania,
créé en 1978, est un opéra rock moderne dont les paroles ont été
rédigées par Luc Plamondon et la musique composée par Michel Berger.
Joué à différents endroits en Occident, il a fait l'objet de multiples
adaptations tant en anglais qu'en français. L'album studio original de
1978 s'est vendu à plus de 2 200 000 exemplaires rien qu'en France, se
positionnant ainsi à la 7e place des meilleures ventes d'albums au
niveau national. Starmania fut le premier opéra rock francophone, tout
est chanté du début à la fin y compris les dialogues de liaison.
Une version opéra – Starmania opéra – a été créée le 16 mai 2008 au Grand Théâtre de Québec. |
| D'après http://fr.wikipedia.org/wiki/Starmania « Voulez-vous jouer avec moi au jeu de la Starmania ? » Luc
Plamondon : « Celle qui vous invite, c’est Cristal, le sourire de
Télé-Capitale. Mais elle sera prise au piège de son propre jeu quand sa
Starmania la fera tomber amoureuse d’un chef terroriste, Johnny
Rockfort, vedette de l’actualité. Cette histoire d’amour et de mort est
un prétexte pour vous présenter toute une galerie de personnages qui
symbolisent un peu l’univers dans lequel nous vivons, où l’argent, le
sexe et la violence sont au pouvoir. Je
ne prétends pas vouloir changer le monde, il m’amuse beaucoup tel qu’il
est, tel qu’il se donne en spectacle. J’aime le Cirque… Par
l’intermédiaire des Mass Media, et surtout de la télévision, la
Starmania est devenue la maladie du siècle. Chacun se bat pour faire
briller son étoile. L’univers est un gigantesque Star System où notre
petitesse n’a d’égale que notre ambition. À quoi ça sert de vouloir
être si beau, de vouloir monter si haut, c’est là toute la question. La
passion de Johnny Rockfort n’est pas une nouvelle Bible cosmique. Ce
n’est qu’une bande dessinée à peine futuriste où vous vous reconnaîtrez
peut-être. C’est
un opéra baroque où le comique et le tragique se confondent, où le
rock, le pop et le classique font un joyeux ménage à trois. » Michel
Berger : « La rencontre entre la plus grande équipe de Broadway, un
prestigieux auteur québécois, des interprètes de tous les horizons, et
une musique française, pour une création mondiale à Paris, c’est la
grande expérience que nous tentons avec Starmania. Pour
échapper à l’univers anonyme de demain, tout le monde rêve d’être une
star, et face aux violences du dictateur ou de l’apprenti terroriste
pour affirmer leur « Ego », il n’y a que notre besoin d’amour, mais il
est immense et c’est lui, bien sûr, qui est aussi le moteur de tous les
auteurs et participants à ce spectacle. » [Haut] Résumé Dans
un futur proche, l'Occident n'est plus qu'un seul pays. Dans ce monde
où planent les spectres du terrorisme et du totalitarisme, trois
histoires d'amour sont vécues en parallèle. Chacun aura à décider de ce
qu'il fera de sa vie. Personnages
L'histoire (certains détails varient d'une version à l'autre) Monopolis, nouvelle capitale de l'Occident, est terrorisée par les Étoiles Noires, une bande ayant pour chef Johnny Rockfort qui agit sous l'emprise de Sadia, un travesti agitateur de la haute société qui descend le soir dans les souterrains et donne ses ordres. Ils se rencontrent à l'Underground Café sous le regard amusé de Marie-Jeanne, la serveuse automate. Au-dessus
de ce café souterrain s'élève la Tour Dorée, un building de cent vingt
et un étages au sommet duquel se situe le bureau de Zéro Janvier,
milliardaire qui se lance dans la politique en devenant candidat à la
présidence de l'Occident. Il base sa campagne sur le retour à l'ordre
et sur l'édification du nouveau monde atomique. Zéro Janvier devient
ainsi l'ennemi juré de Johnny Rockfort et des Étoiles Noires. C'est dans ce contexte que se nouent et se dénouent trois histoires d'amour parallèles :
Elle s'enfuit avec lui. Sadia perd ainsi son emprise sur Johnny. Cristal
décide de devenir le porte-parole des Étoiles Noires en envoyant des
messages pirates, cela grâce à une caméra à neutrons qui lui permet de
s'emparer des ondes de la télévision. Sadia,
furieux de jalousie, débauche Ziggy grâce à ses connexions
haut-placées, lequel quitte Marie-Jeanne pour devenir DJ du Naziland,
une gigantesque discothèque tournante qui surplombe Monopolis, du haut
de la Tour Dorée de Zéro Janvier. Sadia l'entraîne dans sa vengeance.
Selon les révélations faites par Ziggy à Marie-Jeanne, elle travaille
maintenant pour Zéro Janvier, pourtant son ennemi juré. Sadia décide de
dénoncer Johnny et Cristal à Zéro Janvier le soir où celui-ci célèbre
ses fiançailles avec Stella Spotlight au Naziland, les Étoiles Noires
ayant choisi cette soirée pour faire exploser une bombe dans la Tour
Dorée. Les
hommes armés de Zéro Janvier poursuivent les Étoiles Noires. Cristal
est touchée et meurt dans les bras de Johnny. L'ombre de Johnny
Rockfort planera sur la victoire de Zéro Janvier, élu président de
l'Occident. Johnny
se lance alors dans des méditations et interrogations philosophiques
sur le sens et la raison de la vie, il témoigne de son mal-être face à
l'existence et la société. Stella
Spotlight, dégoûtée du pouvoir, retourne à son rêve d'immortalité.
Marie-Jeanne, déçue et sans amour, quitte le monde des souterrains pour
partir à la recherche du soleil. Terrorisme contre totalitarisme, deux forces vives qui s'opposent, deux dangers qui menacent le monde. [Haut] Chronologie des titres
Historique
Analyse de l'œuvre Certains
observateurs ont fait remarquer, dès la première version en 1978, que
la présence d'un réseau souterrain et de buildings pourrait être une
allusion à la ville de Montréal (en raison aussi de la forte
participation québécoise dans la genèse de l'œuvre, ainsi que dans sa
distribution). Comme expliqué par Plamondon lui même à la télé française France 2 pendant le spectacle à l'occasion des 25 ans de l'opéra rock, il existe des similitudes prophétiques frappantes entre Starmania et certains événements des nos jours, entre la tour de Zéro Janvier et les tours jumelles du 11 septembre 2001. Dans le DVD du spectacle de Marigny, la représentation même physique de Zéro Janvier fait penser à certains leaders politiques d’aujourd’hui qui possèdent et savent bien jouer avec les médias. Avec ses réflexions au sujet de l’impact des manipulations médiatiques sur les opinions publiques, de l’utilisation par des politiques de la peur pour se maintenir au pouvoir, la comédie musicale Starmania reste toujours d’actualité. Starmania et non Star Academy Contrairement
à ce que l'on pourrait penser, l'émission Starmania (dans l'histoire),
présentée par Cristal, n'est pas l'équivalent de la Star Academy
actuelle, ou encore de la Nouvelle Star. Le concept imaginé par Michel
Berger et Luc Plamondon ressemble plutôt à une émission qui révélerait
des destins « hors du commun » ou « exemplaires ». Comme le dit Cristal
: « Qu'est-ce qu'il a que tu n'as pas toi ? » ou encore « Écrivez-moi,
racontez-moi votre vie et vos envies, et dites-moi qui vous
voudriez-être et, qui sait, vous serez peut-être, la star d'un soir. »
Cette émission relève donc plus du récit que de la chanson. Dans l'opéra rock, 2 émissions Starmania sont présentées par Cristal. Dans
la première, c'est Zéro Janvier qui est l'invité. Il évoque sa
formidable ascension d'homme puissant, riche et célèbre mais aussi son
regret de n'avoir pas fait ce qu'il voulait. Une
deuxième émission nous présente l'interview exclusive de Johnny
Rockfort, qui raconte son passé, sa personnalité, les raisons de son
mal-être, de sa haine destructrice envers la société... On
est donc loin des concours de chant (même si bien-sûr les personnages
chantent mais nous sommes dans un opéra rock, or nous parlions-là du
contexte de l'histoire). Sadia, travesti De
la même façon, certains aiment à penser que contrairement à ce que l’on
a tendance à écrire, le personnage de Sadia n’est pas une fille de la
bourgeoisie qui se travestit en signe de rébellion, mais c’est bel et
bien un homme qui se travestit en femme. Ce qui rend encore plus
complexe sa relation avec Johnny Rockfort. Il est ici important de
préciser qu'il est difficile de « connaître à coup sûr » la véritable
identité de Sadia. La chanteuse Wenta, interprète de Sadia en 1988,
explique que pour elle, Sadia était bien un travesti, mais que Michel
Berger, moins à l'aise sur la thématique de l'identité sexuelle, se la
représentait comme une jeune étudiante se faisant passer pour un
travesti par provocation. En revanche, Lewis Furey avait tout d'abord
souhaité un homme pour ce rôle en 1993, avant de se rabattre sur
Jasmine Roy, bien plus violente et agressive lors des auditions que
tous les hommes pressentis. Le fait qu'un tel rôle n'ait été d'ailleurs
exclusivement interprété que par des femmes n'est pas innocent. Il
s'agit bien de créer un climat de malaise, tout en excitant une
certaine curiosité voyeuriste chez le spectateur, « est-ce un homme ou
une femme ? », de la même manière que les hommes qui croisent Sadia
murmurent « Est-ce une star en déconfiture / Est-ce une étoile du futur
? ». La nature même de Sadia reste imprécise, tout comme son
appartenance à un clan « politique », ce qu'on découvre à la fin, la
chanson Travesti pouvant également être interprétée comme un indice de
cette duplicité. Si, lors de
la création de l’opéra rock, on n’a pas mis l’accent sur la « vraie
nature » de Sadia, une hypothèse possible : ce serait d'avoir cherché,
à cet effet, à se réconcilier les réserves d'un audimat plus
conservateur. Il suffit d’écouter les paroles de sa chanson de
présentation :
Ce
qui nous éclaire ensuite sur sa coalition avec Ziggy, ouvertement
homosexuel. Si le texte n’est pas explicite (les protagonistes
désignent Sadia comme entité féminine, toujours « elle », puisque c’est
son apparence), on est en droit de penser que sa relation avec Ziggy
n’est pas platonique. Cette relation n'est cependant évoquée qu'à
partir de 1988. Auparavant, on ne savait rien de ce qui motivait ses
adieux à Marie-Jeanne ni comment il devenait le disc jockey résident du
Naziland. Le spectateur comprend mieux l’opportunisme de ce dernier,
obtenant, par la même occasion, une rapide ascension sociale, une
promotion professionnelle convoitée et sans doute plus, ce qui reste,
en revanche, surprenant et totalement incompréhensible pour
Marie-Jeanne :
On
peut dire que c’est l'autre histoire d’amour qu’on ne cite pas, car
peut-être plus dérangeante, mais ni plus ni moins insolite que les
autres, que ce soit celle de l’animatrice TV s’alliant avec son
ravisseur ou celle de la star déclinante s’acoquinant avec l’homme
puissant au pouvoir… Une
opposition à ces thèmes controversés eut tout de même lieu en 1979, la
presse jugeant la thématique sexuelle par trop développée durant le
spectacle : Stella Spotlight est censée être apparue nue dans tous
ses films (sauf le dernier) et elle participe à l’hystérique séance de
« group-thérapie » (sic) Sex shops, cinémas pornos, emblématique de la
liberté sexuelle des années 1970. C'est d'ailleurs une des raisons pour
lesquelles la critique accueillit initialement avec réserve Starmania.
S'ensuivit une série de critiques d'ailleurs peu fondées : laideur des
costumes, nullité des chorégraphies... [Haut]Les musiciens Les
principaux musiciens ayant participé à Starmania sont ceux, habituels,
à l’époque, de France Gall et Michel Berger, notamment : Michel
Bernholc, claviers et direction cordes, André Ceccarelli, batterie,
Claude Engel, guitare, Denys Lable, guitare, les claviéristes Serge
Perathoner et Philippe Perathoner, Claude Salmieri, batterie, Jannick
Top, basse. Dominique
Gastrein musicien-claviériste sur scène pour Starmania 88 au Théâtre de
Paris, puis au Théâtre Marigny et en tournée en France et en ex-URSS
(en avril 1990), avec également Philippe Perathoner aux claviers et
Michel Gaucher au saxophone, jouant en live sur des machines
programmées avec Cubase sur ordinateur Atari, par les directeurs
musicaux, Serge Perathoner et Jannick Top. À
partir de la version Mogador 1994, mise en scène par Lewis Furey , lors
des représentations publiques, un musicien, le guitariste Rudy Roberts,
sera sur scène tandis que les protagonistes chanteront sur une musique
préenregistrée. [Haut] Discographie
[Haut] Texte de Monopolis (Cristal)
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