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Wolfgang Amadeus Mozart
(Salzbourg, 27 janvier 1756 — Vienne, 5 décembre 1791)

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et de http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalogue_K%C3%B6chel

Voir aussi un site très complet sur le musicien : http://mymozart.free.fr/index.htm

Mozart en 1819

Wolfgang Amadeus Mozart
(Barbara Krafft 1819)

Mozart (Salzbourg, 27 janvier 1756 — Vienne, 5 décembre 1791), est un des représentants les plus significatifs de la musique classique européenne et est généralement considéré comme le plus grand compositeur de tous les temps...

 

Biographie
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Son enfance (1756-1772)

Né à Salzbourg, qui est à l'époque la capitale d'une Principauté ecclésiastique allemande, Mozart est le fils d'un compositeur allemand, Leopold Mozart (1719 - 1787), vice-maître de chapelle à la cour du prince-archevêque de Salzbourg, et de Anna Maria Pertl (1720 - 1778).
Il fut baptisé Joannes Chrysost[omus] Wolfgangus Theophilus. Theophilus signifiant «aimé des dieux» a des équivalents allemand (Gottlieb) , italien (Amédéo) et latin (Amadeus). Il est cependant certain que Wolfgang Amadé n'a jamais été appelé « Amadeus » de son vivant.
Mozart révèle des dons prodigieux pour la musique dès l'âge de trois ans : il a l'oreille absolue et une mémoire prodigieuse. Ses facultés déconcertantes étonnent son entourage, et incitent son père à lui apprendre le clavecin dès sa cinquième année. Le jeune Mozart apprend par la suite le violon, l'orgue et la composition. Il sait déchiffrer une partition et jouer en mesure avant même de savoir lire, écrire ou compter. À l'âge de 6 ans (1762), il compose déjà ses premières œuvres (menuets KV.2, 4 et 5; allegro KV.3).

Entre 1762 et 1766, il part en tournée avec son père (employé par le prince-archevêque Schrattenbach) et sa sœur aînée Maria-Anna (surnommée « Nannerl », née en 1751), d'abord à Munich, puis à Vienne, avant de partir le 9 juin 1763 pour une longue tournée en Europe, qui l'emmènera à Munich, Augsbourg, Mannheim, Francfort, Bruxelles, Paris, Londres, La Haye, Amsterdam, Dijon, Lyon, Genève, Lausanne. Ses exhibitions impressionnent les auditeurs et lui permettent de capter de nouvelles influences musicales. Il fait la rencontre de trois musiciens qui le marqueront pour toujours : Johann Schobert à Paris, Johann Christian Bach (fils cadet de Johann Sebastian Bach) à Londres et le trop méconnu Benoit Merlan à Padoue. Ce dernier lui fait découvrir le pianoforte, inventé au début du siècle, et l'opéra italien, et lui apprend à construire une symphonie.

Il écrit son premier opéra Apollo et Hyacinthus (K.38) à l'âge de 11 ans, en 1767. C'est en fait une comédie latine destinée à être interpretée par les élèves du lycée dépendant de l'Université de Salzbourg. De retour en Autriche, il se rend régulièrement à Vienne, et compose ses deux premiers opéras, Bastien et Bastienne et La finta semplice, durant l'été 1768, à l'âge de 12 ans. L'année suivante, il est nommé maître de concert par le prince-archevêque. Son père obtient un congé sans solde afin de lui faire découvrir l'Italie. De 1769 à 1773, Mozart s'y rend régulièrement, et y étudie l'opéra, forme musicale dans laquelle il excellera (Le nozze di Figaro (Les Noces de Figaro), Don Giovanni, Così fan tutte, Die Zauberflöte (La Flûte enchantée)...). Grâce à son travail sur les harmonies vocales et sa maîtrise de la polyphonie, il donnera ses lettres de noblesse à ce genre.

Malheureusement, le 16 décembre 1771, le prince-archevêque Schrattenbach décède. Le prince-archevêque Colloredo devient son nouvel employeur.

Au service du prince-archevêque Colloredo (1773-1781)

Mozart est malheureux dans sa ville natale. Son nouvel employeur n'aime pas le voir partir en voyage, et lui impose la forme des pièces qu'il doit écrire pour les cérémonies religieuses. À dix-sept ans, il a du mal à accepter ces contraintes, et ses relations avec le prince-archevêque se dégradent au cours des trois années qui suivent. Heureusement, il fait la connaissance à Vienne de Joseph Haydn avec qui il entretiendra une correspondance et une amitié teintée d'admiration (réciproque), tout au long de sa vie :

« Je vous le dis devant Dieu, en honnête homme, votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse, en personne ou de nom, il a du goût, et en outre la plus grande science de la composition »
Joseph Haydn à Leopold Mozart
« Lui seul a le secret de me faire rire et de me toucher au plus profond de mon âme »
Wolfgang Amadeus Mozart à propos de Joseph Haydn

En 1776, Mozart a vingt ans, et décide de quitter Salzbourg. Toutefois, le prince-archevêque refuse de laisser partir son père, et lui impose de démissionner de son poste de maître de concert. Après une année de préparatifs, il part avec sa mère, tout d'abord à Munich, où il n'obtient pas de poste, puis à Augsbourg et enfin à Mannheim où il se lie avec de nombreux musiciens. Toutefois, ses démarches pour obtenir un poste restent là aussi infructueuses. C'est là qu'il tombe éperdument amoureux de la cantatrice Aloysia Weber, ce qui déclenche la colère de son père qui lui demande de ne pas oublier sa carrière. Couvert de dettes, Mozart comprend qu'il doit reprendre ses recherches et part pour Paris au mois de mars 1778.

Il espère trouver de l'aide auprès de Melchior Grimm, qui s'était occupé de sa tournée lorsqu'il avait sept ans, mais sans succès. Il ne trouve pas de poste, et a même du mal à se faire payer ses œuvres dans une France en crise. Sa mère tombe malade durant ce séjour, et meurt le 3 juillet. Mozart rentre alors à Salzbourg, où son père a convaincu le prince-archevêque de le reprendre à son service, en passant par Munich où vit la famille Weber. Mais Aloysia aime un autre homme, et c'est un Mozart déprimé qui rentre à Salzbourg le 29 janvier 1779 où il retrouve son ancien poste.

En novembre 1780, il reçoit une commande pour l'opéra de Munich, et il part comme son contrat l'y autorise. La création, le 29 janvier 1781 de Idomeneo, Rè di Creta (Idoménée, roi de Crète) est accueillie triomphalement par le public. De retour à Salzbourg, Mozart doit suivre son employeur à Vienne, où le prince-archevêque le traite publiquement de voyou et de crétin avant de le congédier. Mozart s'installe alors dans la capitale autrichienne comme compositeur indépendant, dans la pension de madame Weber.

Vienne, l'indépendance (1782-1791)

Mozart peut enfin composer plus librement, débarrassé de l'autorité de son père et de son employeur. En 1782, l'empereur Joseph II lui commande un opéra. Ce sera Die Entführung aus dem Serail (L'Enlèvement au sérail), en langue allemande, qui incitera Christoph Willibald Gluck, compositeur et directeur des concert publics à Vienne, à féliciter Mozart.

Mozart a fait la connaissance de la dernière fille de madame Weber, Constanze, et décide de l'épouser sans attendre le consentement écrit de son père. Le mariage est célébré le 4 août 1782, dans la cathédrale Saint-Étienne. Peu après, le baron von Svieten lui fait découvrir deux compositeurs complètement inconnus à cette époque, Johann Sebastian Bach et Georg Friedrich Händel. Mozart est fasciné par l'art du contrepoint de Bach, qui influence directement sa Grande messe en ut mineur KV.427, et nombre de ses œuvres par la suite. La même année, il commence une série de six quatuors dédiés à son ami Joseph Haydn, qui se terminera en 1785.

En 1784, Mozart entre dans la franc-maçonnerie, et gravit rapidement les échelons pour devenir Maître en avril 1785. Il écrit de plusieurs œuvres pour ses frères maçons, dont la Maurerische Trauermusik (musique funèbre maçonnique) K.477.

En 1786, Mozart fait la connaissance du librettiste Lorenzo da Ponte, poète officiel du théâtre de Vienne. Ce dernier convainc l'empereur d'autoriser la création d'un opéra basé sur Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, alors que l'empereur a interdit la pièce. Mozart met en musique le livret de Lorenzo da Ponte, et la première de Le nozze di Figaro (Les Noces de Figaro) a lieu le 1er mai 1786 à Vienne. Son succès n'empêche pas son retrait rapide de l'affiche. Mozart part alors à Prague où Le nozze connaissent un succès phénoménal. En hommage à cette ville, il compose la Symphonie No 38 en ré majeur.

Il reçoit alors du directeur du théâtre de Prague la commande d'un opéra pour la saison suivante. Mozart fait à nouveau appel à Lorenzo da Ponte pour créer le livret de Don Giovanni. Le 28 mai 1787, son père Leopold meurt. Ce décès bouleverse Mozart, et va influencer la composition de son opéra alors en chantier. Don Giovanni est créé à Prague le 28 octobre 1787 avec un grand succès, qui ne se confirmera pas à Vienne.

Durant les dernières années de sa vie, Mozart est malade, et chroniquement endetté malgré ses nombreux succès, très bien rétribués, car il mène grand train de vie. Il compose beaucoup : sonates, concertos, symphonie, opéras (dont Così fan tutte, sa dernière collaboration avec Lorenzo da Ponte), sont autant de chefs d'œuvre. L'année 1790, qui voit le décès de l'empereur Joseph II (son successeur Leopold II n'aime ni Mozart ni les francs-maçons), et le départ de Joseph Haydn pour Londres est peu productive.

En 1791, Emanuel Schikaneder, un de ses amis francs-maçons, directeur d'un petit théâtre populaire de Vienne lui commande un opéra. Il en fournit le livret, et Mozart écrit la musique de son dernier opéra Die Zauberflöte (La Flûte Enchantée). Sa création le 30 septembre est un triomphe.

En juillet, un inconnu lui commande une messe de Requiem, qui doit rester anonyme. On sait aujourd'hui qu'il était commandité par le comte Walsegg, et on suppose qu'il souhaitait soit faire deviner à ses amis le nom de l'auteur, soit s'en attribuer la paternité. Mozart, affaibli par la maladie et les privations, doit en outre faire face à une surcharge de travail, car il a reçu (début août) la commande d'un opéra pour le couronnement du roi de Bohême Léopold II, qu'il devra écrire en trois semaines. Il meurt en décembre à l'âge de 35 ans sans avoir pu achever ce requiem (qui sera terminé à la demande de Constanze par un de ses élèves, Franz Xavier Süssmayer).

La légende qui veut que Mozart ait vu dans ce requiem une prémonition de sa mort prochaine relève plus de l'imagerie romantique que de la réalité.

Le « génie spontané » est plus un mythe qu'autre chose. Mozart travaillait énormément. Idem pour ses soi-disant compositions écrites entièrement « dans sa tête » puis transcrites directement sur partition.

Brillance et génie spontané caractérisent les pièces de Mozart. Il est parfaitement ridicule de croire que Mozart ne composait que des œuvres légères. Son concerto No 23, son Requiem et Don Giovanni en sont de magnifiques exemples. C'est également durant cette période qu'il composera les symphonies n°23, 28 & 29.

Mozart est enterré au cimetière St Marx dans la banlieue de Vienne, dans une fosse communale, en accord avec les décrets de l'empereur Joseph II relatifs aux funérailles. Un service commémoratif a lieu à Prague le 14 décembre, devant des milliers de personnes. Emanuel Schikaneder en organise un à Vienne au cours duquel le début du Requiem (Introitus et Kyrie) pourrait avoir été joué.

Quelques décennies après la mort de Mozart, plusieurs tentatives ont été faites afin d'inventorier ses compositions. Toutefois, c'est seulement en 1862 que Ludwig von Köchel complètera un catalogue chronologique quasi-exhaustif (cf. Catalogue Köchel).

On considère encore aujourd'hui que Mozart a eu une grande importance (malgré des critiques, contre-sens... ) sur la production musicale de ses successeurs. Nous pouvons retrouver son influence dans divers morceaux qui sont ou des hommages assumés, ou des résurgences qui viennent rappeler que Mozart "a compté" pour ce compositeur : figures utilisées (ex :appogiature à la classique), dynamique, type de modulations, ensemble instrumental choisi...

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Œuvres majeures (ses compositions)

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Œuvres sacrées

  • Waisenhaus-Messe KV.139

Opéras

  • Bastien und Bastienne KV.50 (1768)
  • La Finta Semplice (La Fausse Ingénue).(1769)
  • Mitridate, re di Ponto (Mitridate, roi du Pont). (1770)
  • "Lucio Silla" KV 135 (Milan 26 dec 1772)
  • La Finta Giardiniera (La Fausse Jardinière) KV.196 (1775, Munich)
  • Il Re Pastore (Le Roi Pasteur). (1775)
  • Zaïde KV. 344 (1779) - Opéra inachevé

Symphonies

  • Symphonie en fa majeur KV.75
  • Symphonie en fa majeur KV.76
  • Symphonie en fa majeur KV.Anh.223
  • Symphonie en ré majeur KV.81
  • Symphonie en ré majeur KV.95
  • Symphonie en ré majeur KV.97
  • Symphonie en si bémol majeur KV.Anh.214
  • Symphonie en si bémol majeur KV.Anh.216
  • Symphonie en sol majeur «Old Lambach» (2e édition) KV.Anh.221
  • Symphonie en ut majeur KV.96
  • Symphonie No 1 en mi b majeur KV.16 (1764-1765)
  • Symphonie No 4 en ré majeur KV.19
  • Symphonie No 5 en si bémol majeur KV.22
  • Symphonie No 6 en fa majeur KV.43
  • Symphonie No 7 en ré majeur KV.45
  • Symphonie No 8 en ré majeur KV.48
  • Symphonie No 38 en ré majeur «Prague» KV.504 (1786, Vienne)
  • Symphonie No 39 en mi bémol majeur KV.543 (1788, Vienne)
  • Symphonie No 40 en sol mineur KV.550 (1788, Vienne)
  • Symphonie No 41 en do majeur «Jupiter» KV.551 (1788, Vienne)

Concertos

  • Concertos pour flûte N°1 et 2 KV. 313 et 314 (1778, Mannheim)
  • Concerto pour flûte et harpe en do majeur KV.299 (1778, Paris)
  • Concerto pour cor No 1 en ré KV.412 (1782)
  • Concerto pour cor No 2 en mi dièse KV.417 (1783)
  • Concerto pour cor No 3 en mi bémol KV.447 (1783-1787)
  • Concerto pour piano No 9 en mi bémol « Jeune Homme » KV.271 (1777)
  • Concerto pour piano No 13 en do majeur KV.415 (1783)
  • Concerto pour piano No 16 en ré majeur KV.451 (1784)
  • Concerto pour piano No 17 en sol majeur KV.453 (1784)
  • Concerto pour piano No 19 en fa majeur KV.459
  • Concerto pour piano No 20 en ré mineur KV.466 (1785, Vienne)

Musique de chambre

  • Sonate pour piano en la mineur KV.310 (1778, Paris)
  • Sonate pour piano en la majeur «Alla turca» KV.331 (1781-83, Munich ou Vienne),
  • Sonate pour piano, KV. 545, Media:Kv545-allegro.mid
  • Sonate pour violon et piano en ut majeur KV.296
  • Quatuors dédiés à Haydn :
    • Quatuor en sol majeur KV.387 (1782, Vienne)
    • Quatuor en ré mineur KV.421 (1783, Vienne)
    • Quatuor en mi bémol majeur KV.428 (1783, Vienne)
    • Quatuor en si bémol majeur «la chasse» KV.458 (1784, Vienne)
    • Quatuor en la majeur KV.464 (1785, Vienne)
    • Quatuor en do majeur «les dissonances» KV.465 (1785, Vienne)
  • Quatuors avec piano :
    • Quatuor avec piano n°1 en sol mineur KV.478 (1785)
    • Quatuor avec piano n°2 en mi bémol majeur KV.493 (1786)
  • Trio «Les Quilles» en mi bémol majeur pour piano, clarinette, et violon KV.498 (1786, Vienne)
  • Quintette avec clarinette en la majeur KV.581 (1789, Vienne)
  • Sérénade : Une petite musique de nuit KV.525 (1787, Vienne)
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Bibliographie

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  • Braunbehrens, Volkmar: Mozart in Vienna: 1781-1791, Timothy Bell Trans, HarperPerennial, 1986 ISBN 0-06-0997405-2
  • Deutsch, Otto Erich: Mozart: A Documentary Biography, Eric Blom et al. Trans, Stanford University Press, 1965
  • Aloys Greither: Wolfgang Amadé Mozart, Rowohlt Taschenbuch Verlag GmbH, 1962
  • Robert W. Gutman: Mozart: A Cultural Biography, Random, 2001 ISBN 015100482X
  • H. C. Robbins Landon: 1791: Mozart's Last Year, Thames & Hudson, 1988 ISBN 0500281076
  • Massimo Mila: Lettura delle Nozze di Figaro, Einaudi, 1979 ISBN 8806189379
  • Stanley Sadie, ed.: Mozart and his Operas, St. Martin's, 2000 ISBN 031224410X
  • Maynard Solomon: Mozart: a life, Harper, 1996 ISBN 0060926929
  • Hershel Jick: A Listener's Guide to Mozart's Music, Vantage, 1997 ISBN 0553123089
  • Marcia Davenport: Mozart, The Chautauqua Press, 1932
  • Wilhelm Otto Deutsch, Mozart und die Religion, 2005
  • Nicholas Till: Mozart and the Enlightenment, Faber, Norton, 1992 ISBN 0571161693


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AVE VERUM CORPUS

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Ave_Verum_Corpus

Ave Verum Corpus est une prière catholique dédiée à Jésus-Christ. Son titre latin signifie Salut, Vrai Corps en français. On rencontre parfois la forme plus courte Ave Verum.

La prière fut composée au XIVe siècle à Reichenau en Suisse et son auteur est anonyme. Dans la liturgie, elle sert à accompagner l'élévation de l'hostie pendant la messe ou pour saluer l'élévation du Christ sur la croix. Ce chant grégorien a été joué par Mozart, Schubert, Gounod et Tchaikovsky. Ses quatre premiers vers latins sont rimés en ine.

Le motet de Mozart fut composé le 17 juin 1791 pour la fête du Corps du Christ. Il l'a adressé à son ami Anton Stoll, qui était aussi l'ami de Josef Haydn. Ce motet de quarante-six mesures seulement est simplement écrit en sotto voce pour un chœur, des cordes et un orgue.

Quand il l'a écrit, Mozart travaillait sur La Flûte enchantée, il visitait sa femme Constanze enceinte de son sixième enfant près de Bade et il lui restait moins de six mois à vivre. Mozart mourut juste avant son trente-sixième anniversaire, le 5 décembre 1791. Tchaikovsky a repris cette pièce de Mozart dans son Mozartiana, et le chœur des garçons de Vienne a fait des enregistrements notables du même Ave Verum Corpus

On a fait remarquer que dans le codex initial, les cinq voyelles sont liées diagonalement, une difficile coïncidence :

A VEVERUMCORPUSNATUMDEMARIAVIRIGINE
VE REPASSUMIMMOLATUMINCRUCEPROHOMINE
CUI USLATUSPERFORATUMFLUXITAQUAETSANGUINE
ESTO NOBISPRAEGUSTATUMMORTISINEXAMINE
OIESU DULCISOIESUPIEOIESUFILIMARIAE

La prière médite sur la passion du Christ et sur sa présence réelle. Le «vrai corps» en question, c'est le Corpus Christi, c'est-à-dire l'Eucharistie, qui est le pain de la vie éternelle dans la religion chrétienne.

Lors du récit de la crucifixion de Jésus-Christ, qui se trouve dans la Bible, Jésus donne son sang; c'est le vin de la Cène. Dans le même récit, il laisse aussi couler de l'eau de son côté, et cette prière fait allusion à ceci, comme le fait Anima Christi. La prière n'oublie pas de faire référence à la Vierge Marie, qui a aussi souffert lors de la Passion (cf. Stabat Mater, chapelet des douleurs).

Ici, les fidèles prient un Christ «immolé», sacrifié, comme dans l'Agnus Dei. Ceux qui prient demandent la rédemption et la miséricorde divine. Le confort à l'heure de mort est un souhait final adressé, comme ceux qui prient «à l'heure de notre mort» à la Vierge Marie dans l'Ave Maria et dans O Sanctissima.

Jean-Paul II aimait cette prière, comme il aimait particulièrement le chant Bogurodzica, qui est le plus ancien monument littéraire polonais. Il l'a recommandée pour la liturgie du jeudi saint et c'est par cette prière qu'il a conclu son encyclique L'Église vit de l'Eucharistie.

 
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Le texte de la prière

Français

Salut Vrai corps né de la Vierge Marie
Ayant vraiment souffert et qui fut immolé sur la croix pour l'homme
Toi dont le côté transpercé laissa couler l'eau et le sang
Sois pour nous un réconfort dans l'heure de la mort.
O doux, O bon, O Jésus fils de Marie Aie pitié de moi. Ainsi soit-il.

Latin

Ave Verum Corpus natum de Maria Virgine
Vere passum, immolatum in cruce pro homine,
Cujus latus perforatum fluxit aqua et sanguine,
Esto nobis praegustatum in mortis examine.
O Iesu dulcis, O Iesu pie, O Iesu, fili Mariae,
Miserere mei. Amen.

Ecouter : http://windy.vis.ne.jp/art/lib/aveverum.htm 
Commentaires : http://www.zenit.org/french/visualizza.phtml?sid=68352 
Explications : http://www.hottopos.com/mirand11/jean.htm 

 

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 Più non si trovano (K 549)

« Più non si trovano », canzonetta pour 2 sopranos et basse avec 3 cors de basset a été donné pour la première fois à Vienne le 16 juillet 1788.